Souscription au capital de PME : réduction d’impôt et investissement
Les personnes souscrivant au capital de PME bénéficient d'un avantage renforcé en cas d'investissement, depuis le 1er janvier 2009, dans le capital de petites entreprises en phase d'amorçage, de démarrage ou d'expansion.
Alors que, dans le cadre du dispositif de droit commun, l'investisseur bénéficie d'une réduction d'impôt égale à 25 % du montant de la souscription retenu dans une limite annuelle de 20 000 € pour les personnes seules, 40 000 € pour les couples soumis à imposition commune, ces plafonds sont portés respectivement à 50 000 € et 100 000 € lorsque la société cible est une petite entreprise en phase d'amorçage, de démarrage ou d'expansion.
En revanche, dans le cadre de ce dispositif renforcé, il n'est pas possible de bénéficier du report des versements excédant cette limite annuelle sur les 4 années suivantes.
L'administration vient de commenter ce nouveau dispositif en détaillant notamment les caractéristiques des PME éligibles au dispositif renforcé et en précisant les modalités d'articulation avec le dispositif de droit commun.
Quels PME sont éligibles?
Pour ouvrir droit au dispositif renforcé, les sociétés bénéficiaires des souscriptions doivent remplir, en plus des conditions d'éligibilité au dispositif de droit commun, les conditions suivantes :- employer moins de 50 salariés ;
- avoir réalisé un chiffre d’affaires annuel ou avoir un total de bilan inférieur à 10 millions d’euros au cours de l’exercice ; être créées depuis moins de 5 ans ;
- ne pas être qualifiables d’entreprises en difficulté (entreprises incapables, avec leurs propres ressources et en l'absence d'une intervention extérieure des pouvoirs publics, d'échapper à la liquidation à court ou moyen terme) ;
- ne pas relever des secteurs d’activité de la construction navale, l'industrie houillère, la sidérurgie ou exercer à titre exclusif une activité d’exportation.
Articulation avec le dispositif de droit commun
La fraction des versements pour laquelle le contribuable demande à bénéficier du dispositif renforcé ne peut ouvrir droit au dispositif de droit commun de la réduction d’impôt sur le revenu, et inversement. Cette règle de non-cumul ne s’applique que pour un même montant investi. En revanche, un contribuable qui bénéficie du dispositif renforcé au titre d'une souscription peut bénéficier du dispositif de droit commun au titre :- bien entendu, d’une souscription distincte,
- mais également d’un versement distinct effectué au titre d’une même souscription,
- ou de la fraction du versement ne donnant pas lieu au dispositif renforcé.
- soit d’affecter l’ensemble de ces versements au dispositif renforcé de la réduction d’impôt sur le revenu (plafond de 50 000 € ou 100 000 € selon sa situation de famille, mais sans possibilité de reporter les versements excédentaires sur les années suivantes) ;
- soit d’affecter l’ensemble de ces versements au dispositif de droit commun (certes les plafonds ne sont que de 20 000 € ou 40 000 € selon sa situation de famille mais il peut, le cas échéant, reporter les versements excédentaires sur les quatre années suivantes) ;
- soit d’affecter une partie des versements au dispositif de droit commun de la réduction d’impôt sur le revenu (pour bénéficier du report sur les années suivantes) et le solde des-dits versements au dispositif renforcé.
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