SCPI : l’autre façon d’investir dans la pierre

Les SCPI ont enregistré une collecte exceptionnelle en 2010. Bien qu'en recul, le rendement annuel moyen, à 5,63 %, reste attrayant en cette période de vache maigre des taux.
L'appétit des épargnants pour l'immobilier ne se dément pas. Les SCPI, sociétés civiles de placement immobilier, dont la gestion est déléguée à des professionnels, ont suscité l'an dernier un véritable engouement. Les particuliers achètent des parts de ces sociétés qui investissent en immeubles de bureaux et en murs de commerces, mais aussi en habitations.
Des prix en nette hausse
Avec 2,46 milliards d'euros de collecte nette, 2010 constitue un record depuis vingt-cinq ans pour ces placements dits de « pierre-papier ». « Les SCPI ont bénéficié du statut de valeur refuge de l'immobilier dans un climat persistant d'aversion au risque des investisseurs ainsi que du dispositif de défiscalisation immobilière « Scellier », souligne Arnaud Dewachter, délégué général de l'Aspim, mais aussi d'un couple rendement- risque très satisfaisant au regard du rendement servi par les autres placements comme l'assurance-vie en euro. » Certes, à 5,63 % en 2010 (contre 6,05 % en 2009), le rendement moyen a un peu fléchi mais il reste élevé. En outre, dans la performance globale 2010 des SCPI (rendement et variation du prix de la part), la composante rendement est demeurée stable d'une année sur l'autre.
Mais une forte hausse des prix des parts explique une grande partie de la baisse, de 0,42 point, de ce rendement. Est-il encore intéressant d'acheter des parts de SCPI ? Dans le paysage actuel des produits d'épargne, elles demeurent un des placements les plus lucratifs, dans des conditions de risque acceptables. On peut même parler aujourd'hui d'une période de « paradis pour les SCPI », s'enthousiasme Daniel While, analyste à l'Institut de l'épargne immobilière et foncière (IEIF), dans la mesure où « l'on peut emprunter à un taux d'intérêt bas, autour de 3,8 %, pour acheter à crédit des parts de SCPI qui rapportent en moyenne du 5,6 % ».
Choisir sa SCPI
Pour autant, l'investisseur doit prendre ses précautions pour choisir une SCPI. Ce produit immobilier, qui assure un revenu régulier, est peu liquide et doit être détenu au moins dix ans. Pour faire le tri entre les sociétés, la lecture attentive des rapports annuels est indiquée pour vérifier la régularité du dividende, la diversification du patrimoine, le taux d'occupation (au moins 90 %), le montant des réserves de gains – on parle de « report à nouveau », ou RAN, qui doit s'élever, en moyenne, à un trimestre de revenus – et le niveau des frais (comparable à celui d'une acquisition en direct). L'épargnant pourra s'appuyer sur l'expertise de gérants de patrimoine comme Haussmann Patrimoine, et s'informer via des sites Internet spécialisés : pierrepapier. fr et primaliance.com.
Pour diversifier son risque, le panachage entre les différents types de SCPI est une solution. Enfin, certaines SCPI peuvent être détenues dans l'enveloppe fiscalement avantageuse des contrats d'assurance-vie comme Nortia Capi, Hoche Patrimoine Evolution et Oradea Excellence.
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C’est un excellent article qui démontre bien l’intérêt de se diversifier.