Prêter aux Banques: une obligation pour l’état de sauver nos livrets d’épargne?
"HSBC ne demandera pas d'argent au gouvernement britannique". A un moment où toutes les banques, ces forteresses du capitalisme, quémandent misérablement l'aide de l'état sous forme de prêts. La presse financière du monde entier a rapporte le fait que HSBC n'allait pas demander de fonds au gouvernement britannique, et ne pouvait envisager aucune circonstance susceptible de l'y amener.L'état français essaye-t-il de sauver ou de dépenser nos livrets d'épargne?Le journal " The Standard" a cité récemment David Eldon, l'ancien Président de The Hongkong and Shanghai Banking Corporation (filiale à 100 % et membre fondateur de HSBC), qui affirmait que la banque « n'a pas de besoin de financement » et a ajouté que les médias s'étaient intéressés à HSBC en raison des récentes activités de collecte de fonds des banques étrangères. C'est vrai que l'exemple américains, allemands ou français sont frappants. La BNP demande l'aide de l'état français mais réalise près de 3 milliards de bénéfices, la société générale en gagne 2 milliards à croire que nous n'avons pas la même notion de la faillite.Ce même David Eldon a également remis en cause les propos des analystes des banques d'investissement selon lesquels HSBC a besoin de lever des fonds, expliquant que la banque avait toujours appliqué une « politique prudente » concernant son capital. Rappellons-nous tout de même qu'HSBC réalisait une perte d'1 milliard de dollars dans l'affaire Maddof qui appliquait la chaîne de Ponzi l'une des arnaques pyramidales les plus simples.L'Associated Press a établi une distinction HSBC et les autres banques britanniques, signalant qu'HSBC se différenciait par « sa grande diversification géographique et sa présence importante dans les marchés émergents comme l'Asie et l'Amérique latine ».The Daily Telegraph rappelait que le ratio de capital de la banque s'élevait à 8,9% le 30 septembre, contre le minimum de 4% fixé par la FSA . Le quotidien a ajouté qu'en octobre, HSBC avait renforcé le capital de sa filiale britannique en injectant 750 millions GBP (1,05 milliards USD) prélevés sur les ressources propres de HSBC.Toujours selon le même journal, « [HSBC] a maintenu son ratio de capital, tout en satisfaisant les demandes d'augmentation des crédits formulées par le gouvernement. Elle a agi ainsi dans le cours normal de ses activités, en générant des bénéfices, en réduisant une partie de l'activité aux États-Unis et en émettant des actions supplémentaires tenant lieu de dividendes ».Il est donc possible quand on s'en donne les moyens de s'en sortir malgré la tourmente. Nos banques françaises n'ont-elles pas succombé trop vite à la facilité en acceptant les prêts alléchants du gouvernement afin de ne pas impacter leurs actionnaires?A lire aussi :
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