Le taux de la BCE restera à 1%

La BCE dévoile les détails de sa politique d’achats de Covered bonds
Sans surprise, la BCE a maintenu son taux de refinancement à 1.00% lors de sa réunion de ce jeudi 4 juin. Si M. Trichet a réaffirmé que la BCE ne considérait pas ce niveau comme un « plancher », il a toutefois précisé, comme il l’avait déjà fait en mai, que celui-ci était « approprié » aux yeux du Conseil des Gouverneurs ce qui rend probable un statu quo lors de la prochaine réunion de la BCE (le 2 juillet).
Si la tonalité du discours de M. Trichet a pu paraître légèrement plus optimiste qu’au mois de mai (notamment quant aux résultats les plus récents des enquêtes économiques) cela visait avant tout, à nos yeux, à compenser le fait que, par ailleurs, le Staff de la BCE avait fortement révisé à la baisse ses prévision de PIB pour 2009 et modérément pour 2010. Il n’envisage pas de croissance avant mi 2010, ce qui n’est pas particulièrement optimiste !
Le point médian de la prévision du Staff quant à l’évolution du PIB pour 2009 s’établit désormais -4.6% contre -2.7% lors de la dernière publication des prévisions, en mars 2009. Par ailleurs la prévision médiane pour la variation du PIB 2010 s’établit à -0.3% contre 0.0% antérieurement.
Si M. Trichet a précisé que cette importante révision des prévisions de PIB était la conséquence des évolutions très défavorables enregistrées en 2008 et au premier trimestre 2009, on notera toutefois aussi qu’il a précisé que le Staff de la BCE n’envisageait pas de retour à l’expansion du PIB avant le second semestre 2010. Du côté des prix, le Staff n’a pas apporté de modification significative de sa prévision d’inflation en dépit de la révision à la baisse des prévisions de croissance (le point médian est à 0.3% pour 2009 et à 1.0% pour 2010).
Par ailleurs, M. Trichet a réaffirmé que si la BCE n’écartait pas un recul temporaire des glissements annuels des indices de prix, elle envisageait un retour à la hausse du glissement annuel de l’indice des prix fin 2009 même si l’inflation devrait rester contenue en raison de la faiblesse de la demande en zone euro et dans le reste du monde.
Outre ces nouvelles prévisions, M. Trichet a par ailleurs dévoilé les détails du plan d’achats de Covered bonds qu’il avait annoncé à l’issue de sa réunion de mai. Comme initialement annoncé, la BCE s’engage à acheter pour un montant de 60Mds € de titres Covered Bonds. Alors que la question de savoir sur quel marché elle envisageait d’intervenir se posait, M. Trichet a indiqué que la BCE procèderait à des achats à la fois sur le marché primaire et le marché secondaire sans s’engager toutefois sur une proportion entre ces achats. Les achats débuteront en juillet 2009 et devraient être pleinement effectués d’ici juin 2010. Restait la question d’une éventuelle stérilisation de ces achats.
Si M. Trichet a réaffirmé que la BCE ne s’était pas engagée dans une politique d’assouplissement quantitatif, il s’est montré laconique quant à la question de la stérilisation des achats de covered bonds. Après avoir tout d’abord indiqué que la stérilisation serait « automatique » il a consenti un peu plus tard à expliquer qu’aux yeux de la BCE, ces achats de covered bonds devraient permettre aux banques de se refinancer plus facilement via ce marché ce qui, en contrepartie, devrait réduire leur demande lors des opérations d’offre de liquidité de la BCE. Il a toutefois ajouté que, si cela n’était pas le cas, la BCE veillerait à prendre des dispositions pour contrôler la taille de son bilan.
Principaux éléments du programme d’achat de Covered bonds de la BCE
Le montant total des achats s’élèvera à 60Mds €, concernera des titres de l’ensemble de la zone euro et fera l’objet d’achats directs Les achats se feront sur le marché primaire et le marché secondaire Les titres éligibles à ces achats doivent : - être éligibles comme collatéral dans les opérations de crédit de l’Eurosystem ; -avoir un volume d’émission d’environ 500 millions € ou plus et, dans tous les cas, supérieur à 100 millions € -avoir un rating AA ou équivalent attribué par au moins une des agences de notations (Fitch, Moody’s, S&P ou DBRS) et, dans tous les cas, pas inférieur à BBB-/Baa3 -avoir un actif sous-jacent avec exposition à des entités publiques ou privées
Les contreparties éligibles à ce programme seront les même que celles qui sont éligibles aux opérations de crédit de l’Eurosystem et les contreparties basées en zone euro auquel à recours l’Eurosystem pour l’investissement de ses portefeuilles en euros Les achats commenceront en juillet 2009 et devraient être totalement réalisés en juin 2010 au plus tard. On notera aussi que, alors que la BCE a pris au cours des derniers mois des décisions importantes pour soutenir le système bancaire européen (les achats de covered bonds mais aussi les injections de liquidité de long terme dans le système bancaire), elle a, pour la première fois, clairement souligné dans son communiqué qu’il était aussi important que les banques prennent des mesures pour renforcer leur bilan et, là ou cela pourrait être nécessaire, aient pleinement recours aux mesures mises en places par les gouvernements pour soutenir le système financier notamment pour la recapitalisation. Enfin, de manière peu commune, M. Trichet a donné implicitement son avis sur l’évolution récente sur les marchés des changes. Il a en effet indiqué qu’il était « extraordinairement important que les autorités américaines expriment leur soutien à un dollar fort ». Une telle déclaration tend à indiquer que les autorités européennes pourraient être irritées de l’évolution récente de l’euro contre dollar. On suivra attentivement dans les prochaines semaines les déclarations qui seront faites par les autorités américaines. Nous n’écartons pas que les autorités, dans un cadre de coopération tel que le G7, puissent décider de veiller à ce que la monnaie américaine ne se déprécie pas davantage.
La BoE maintient son taux directeur et son programme d’achats de titres
Les décisions de la BoE, à l’issue de la réunion de son comité de politique monétaire ce jeudi 4 juin, ont été sans surprise. Le taux directeur a été maintenu à 0.50% (niveau que l’on sait être son plancher). Concernant son programme d’achats de titres, après avoir porté son montant total de 75 à 125Mds£ en mai, la BoE l’a laissé inchangé. Elle a en outre confirmé qu’elle entendait compléter ses achats d’ici la fin juillet. La BoE devrait donc continuer de procéder à des achats à un rythme d’environ 25Mds£ par mois (à la fin mai, ses achats atteignaient 73.5Mds£ dont 70.5Mds£ d’obligations d’Etat).
On note toutefois que, dans le court communiqué accompagnant ses décisions, la BoE a déclaré que l’ampleur de son programme d’achats restera « sous surveillance ». La BoE se laisse donc la possibilité d’une extension supplémentaire de ses achats (le Trésor britannique a donné à la banque centrale l’autorisation d’acheter jusqu’à 150Mds£ de titres). Cependant, il n’est pas certain que, à court terme, la BoE décide d’utiliser cette marge de manoeuvre supplémentaire. Elle pourrait en effet juger que, alors que la conjoncture britannique donne des signes d’amélioration, l’assouplissement quantitatif qu’elle a mis en place est suffisant.
Notamment, cette semaine, il est apparu que les indices PMI avaient poursuivi leur net redressement en mai : l’indice du secteur manufacturier est ressorti à 45.4 après 43.1 en avril (et alors qu’il était encore à 34.7 en février) ; l’indice dans les services est, lui, passé de 48.7 à 51.7, s’affichant ainsi pour la première fois depuis avril 2008 au-dessus du seuil des 50. Les minutes de la réunion de ce 4 juin (qui seront publiées le 17 juin) permettront de voir comment, face à ces indications d’une modération significative du rythme de la récession, les membres de la BoE envisagent la poursuite de leur action.
La BoC ne franchit pas le cap de la politique quantitative Sans surprise la Banque du Canada a maintenu son taux cible inchangé à 0.25%. Elle s’est par ailleurs engagée à nouveau à le maintenir à ce niveau jusqu’à la fin de l’année 2010. La surprise est certainement venue du fait que la BoE n’a pas par ailleurs annoncé de mesure d’assouplissement quantitatif alors qu’elle avait dressé dans son dernier « Rapport sur la politique monétaire », publié le 24 avril, le plan des actions non-conventionnelles qu’elle pourrait prendre alors que son taux directeur avait atteint son plancher.
La décision de ne pas procéder immédiatement à une politique d’assouplissement quantitatif est probablement venue du fait que la BoC estime que les indicateurs économiques les plus récents ont conforté le scénario qu’elle avait établi dans son dernier « Rapport sur la politique monétaire ». La BoC n’en reste pas moins inquiète pour les perspectives. Notamment si elle se félicite de l’amélioration des conditions financière, du cours des produits de base et de la confiance des ménages au cours des dernières semaines, elle se montre particulièrement inquiète de l’évolution du dollar canadien : « si l'appréciation du dollar canadien à une cadence sans précédent (laquelle découle à la fois du renchérissement des produits de base et de la faiblesse généralisée de la devise américaine) devait persister, elle pourrait neutraliser entièrement ces facteurs positifs ».
Cela amène la BoC à conclure à nouveau que « les perspectives sont entachées d’une incertitude considérable » et à considérer toujours que les risques pour son scénario quant à l’activité et les prix sont baissiers. Elle ne referme pas en conséquence la porte à l’assouplissement quantitatif en indiquant : « la Banque conserve une flexibilité considérable dans la conduite de la politique monétaire en contexte de bas taux d'intérêt, conformément au cadre exposé dans la livraison d'avril du Rapport sur la politique monétaire ».
La BCE dévoile les détails de sa politique d’achats de Covered bondsSans surprise, la BCE a maintenu son taux de refinancement à 1.00% lors de sa réunion de ce jeudi 4 juin. Si M. Trichet a réaffirmé que la BCE ne considérait pas ce niveau comme un « plancher », il a toutefois précisé, comme il l’avait déjà fait en mai, que celui-ci était « approprié » aux yeux du Conseil des Gouverneurs ce qui rend probable un statu quo lors de la prochaine réunion de la BCE (le 2 juillet).Si la tonalité du discours de M. Trichet a pu paraître légèrement plus optimiste qu’au mois de mai (notamment quant aux résultats les plus récents des enquêtes économiques) cela visait avant tout, à nos yeux, à compenser le fait que, par ailleurs, le Staff de la BCE avait fortement révisé à la baisse ses prévision de PIB pour 2009 et modérément pour 2010. Il n’envisage pas de croissance avant mi 2010, ce qui n’est pas particulièrement optimiste !Le point médian de la prévision du Staff quant à l’évolution du PIB pour 2009 s’établit désormais -4.6% contre -2.7% lors de la dernière publication des prévisions, en mars 2009. Par ailleurs la prévision médiane pour la variation du PIB 2010 s’établit à -0.3% contre 0.0% antérieurement.Si M. Trichet a précisé que cette importante révision des prévisions de PIB était la conséquence des évolutions très défavorables enregistrées en 2008 et au premier trimestre 2009, on notera toutefois aussi qu’il a précisé que le Staff de la BCE n’envisageait pas de retour à l’expansion du PIB avant le second semestre 2010. Du côté des prix, le Staff n’a pas apporté de modification significative de sa prévision d’inflation en dépit de la révision à la baisse des prévisions de croissance (le point médian est à 0.3% pour 2009 et à 1.0% pour 2010).Par ailleurs, M. Trichet a réaffirmé que si la BCE n’écartait pas un recul temporaire des glissements annuels des indices de prix, elle envisageait un retour à la hausse du glissement annuel de l’indice des prix fin 2009 même si l’inflation devrait rester contenue en raison de la faiblesse de la demande en zone euro et dans le reste du monde.Outre ces nouvelles prévisions, M. Trichet a par ailleurs dévoilé les détails du plan d’achats de Covered bonds qu’il avait annoncé à l’issue de sa réunion de mai. Comme initialement annoncé, la BCE s’engage à acheter pour un montant de 60Mds € de titres Covered Bonds. Alors que la question de savoir sur quel marché elle envisageait d’intervenir se posait, M. Trichet a indiqué que la BCE procèderait à des achats à la fois sur le marché primaire et le marché secondaire sans s’engager toutefois sur une proportion entre ces achats. Les achats débuteront en juillet 2009 et devraient être pleinement effectués d’ici juin 2010. Restait la question d’une éventuelle stérilisation de ces achats.Si M. Trichet a réaffirmé que la BCE ne s’était pas engagée dans une politique d’assouplissement quantitatif, il s’est montré laconique quant à la question de la stérilisation des achats de covered bonds. Après avoir tout d’abord indiqué que la stérilisation serait « automatique » il a consenti un peu plus tard à expliquer qu’aux yeux de la BCE, ces achats de covered bonds devraient permettre aux banques de se refinancer plus facilement via ce marché ce qui, en contrepartie, devrait réduire leur demande lors des opérations d’offre de liquidité de la BCE. Il a toutefois ajouté que, si cela n’était pas le cas, la BCE veillerait à prendre des dispositions pour contrôler la taille de son bilan.

Principaux éléments du programme d’achat de Covered bonds de la BCE

Le montant total des achats s’élèvera à 60Mds €, concernera des titres de l’ensemble de la zone euro et fera l’objet d’achats directs Les achats se feront sur le marché primaire et le marché secondaire Les titres éligibles à ces achats doivent : - être éligibles comme collatéral dans les opérations de crédit de l’Eurosystem ; -avoir un volume d’émission d’environ 500 millions € ou plus et, dans tous les cas, supérieur à 100 millions € -avoir un rating AA ou équivalent attribué par au moins une des agences de notations (Fitch, Moody’s, S&P ou DBRS) et, dans tous les cas, pas inférieur à BBB-/Baa3 -avoir un actif sous-jacent avec exposition à des entités publiques ou privéesLes contreparties éligibles à ce programme seront les même que celles qui sont éligibles aux opérations de crédit de l’Eurosystem et les contreparties basées en zone euro auquel à recours l’Eurosystem pour l’investissement de ses portefeuilles en euros Les achats commenceront en juillet 2009 et devraient être totalement réalisés en juin 2010 au plus tard. On notera aussi que, alors que la BCE a pris au cours des derniers mois des décisions importantes pour soutenir le système bancaire européen (les achats de covered bonds mais aussi les injections de liquidité de long terme dans le système bancaire), elle a, pour la première fois, clairement souligné dans son communiqué qu’il était aussi important que les banques prennent des mesures pour renforcer leur bilan et, là ou cela pourrait être nécessaire, aient pleinement recours aux mesures mises en places par les gouvernements pour soutenir le système financier notamment pour la recapitalisation. Enfin, de manière peu commune, M. Trichet a donné implicitement son avis sur l’évolution récente sur les marchés des changes. Il a en effet indiqué qu’il était « extraordinairement important que les autorités américaines expriment leur soutien à un dollar fort ». Une telle déclaration tend à indiquer que les autorités européennes pourraient être irritées de l’évolution récente de l’euro contre dollar. On suivra attentivement dans les prochaines semaines les déclarations qui seront faites par les autorités américaines. Nous n’écartons pas que les autorités, dans un cadre de coopération tel que le G7, puissent décider de veiller à ce que la monnaie américaine ne se déprécie pas davantage.

La BoE maintient son taux directeur et son programme d’achats de titres

Les décisions de la BoE, à l’issue de la réunion de son comité de politique monétaire ce jeudi 4 juin, ont été sans surprise. Le taux directeur a été maintenu à 0.50% (niveau que l’on sait être son plancher). Concernant son programme d’achats de titres, après avoir porté son montant total de 75 à 125Mds£ en mai, la BoE l’a laissé inchangé. Elle a en outre confirmé qu’elle entendait compléter ses achats d’ici la fin juillet. La BoE devrait donc continuer de procéder à des achats à un rythme d’environ 25Mds£ par mois (à la fin mai, ses achats atteignaient 73.5Mds£ dont 70.5Mds£ d’obligations d’Etat).On note toutefois que, dans le court communiqué accompagnant ses décisions, la BoE a déclaré que l’ampleur de son programme d’achats restera « sous surveillance ». La BoE se laisse donc la possibilité d’une extension supplémentaire de ses achats (le Trésor britannique a donné à la banque centrale l’autorisation d’acheter jusqu’à 150Mds£ de titres). Cependant, il n’est pas certain que, à court terme, la BoE décide d’utiliser cette marge de manoeuvre supplémentaire. Elle pourrait en effet juger que, alors que la conjoncture britannique donne des signes d’amélioration, l’assouplissement quantitatif qu’elle a mis en place est suffisant.Notamment, cette semaine, il est apparu que les indices PMI avaient poursuivi leur net redressement en mai : l’indice du secteur manufacturier est ressorti à 45.4 après 43.1 en avril (et alors qu’il était encore à 34.7 en février) ; l’indice dans les services est, lui, passé de 48.7 à 51.7, s’affichant ainsi pour la première fois depuis avril 2008 au-dessus du seuil des 50. Les minutes de la réunion de ce 4 juin (qui seront publiées le 17 juin) permettront de voir comment, face à ces indications d’une modération significative du rythme de la récession, les membres de la BoE envisagent la poursuite de leur action.La BoC ne franchit pas le cap de la politique quantitative Sans surprise la Banque du Canada a maintenu son taux cible inchangé à 0.25%. Elle s’est par ailleurs engagée à nouveau à le maintenir à ce niveau jusqu’à la fin de l’année 2010. La surprise est certainement venue du fait que la BoE n’a pas par ailleurs annoncé de mesure d’assouplissement quantitatif alors qu’elle avait dressé dans son dernier « Rapport sur la politique monétaire », publié le 24 avril, le plan des actions non-conventionnelles qu’elle pourrait prendre alors que son taux directeur avait atteint son plancher.La décision de ne pas procéder immédiatement à une politique d’assouplissement quantitatif est probablement venue du fait que la BoC estime que les indicateurs économiques les plus récents ont conforté le scénario qu’elle avait établi dans son dernier « Rapport sur la politique monétaire ». La BoC n’en reste pas moins inquiète pour les perspectives. Notamment si elle se félicite de l’amélioration des conditions financière, du cours des produits de base et de la confiance des ménages au cours des dernières semaines, elle se montre particulièrement inquiète de l’évolution du dollar canadien : « si l'appréciation du dollar canadien à une cadence sans précédent (laquelle découle à la fois du renchérissement des produits de base et de la faiblesse généralisée de la devise américaine) devait persister, elle pourrait neutraliser entièrement ces facteurs positifs ».Cela amène la BoC à conclure à nouveau que « les perspectives sont entachées d’une incertitude considérable » et à considérer toujours que les risques pour son scénario quant à l’activité et les prix sont baissiers. Elle ne referme pas en conséquence la porte à l’assouplissement quantitatif en indiquant : « la Banque conserve une flexibilité considérable dans la conduite de la politique monétaire en contexte de bas taux d'intérêt, conformément au cadre exposé dans la livraison d'avril du Rapport sur la politique monétaire ».

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