Immobilier: les notaires confirment la baisse des prix

La crise financière sans précédent qui a sévi entre 2007 et 2009 a fait par ricochet en France plus de dégâts sur le marché de l'immobilier que les professionnels et une présentation un peu biaisée de leurs statistiques ne veulent bien le dire.
Pour s'en convaincre, il suffit d'analyser dans ses moindres détails la dernière livraison des statistiques 2009 des notaires de France publiées en milieu de semaine.
D'autant que, si un rapport remis la semaine précédente au secrétaire d'Etat au Logement met en cause la crédibilité des chiffres dressés trimestre après trimestre par les différents acteurs du marché immobilier (Fnaim, Century, Orpi…), ceux des notaires sont les seuls à faire vraiment référence même s'ils sont livrés avec six mois de décalage avec les prix du marché. Seulement, suivant la présentation et la lecture que l'on en fait, la vision de l'évolution du marché immobilier au cours des deux dernières années peut ou non refléter une vraie situation de crise marquée par un effondrement des transactions et des prix du mètre carré en net recul.
Sans être plongé dans une crise aiguë comme au début des années 1990, le marché immobilier traverse incontestablement une crise sérieuse qui aurait pu être encore plus rude sans le maintien sous perfusion des mesures de défiscalisation de l'immobilier neuf et sans une situation des taux d'intérêt et de crédits immobiliers bon marché quasi providentielle.
Il n'empêche ! La réalité pour les propriétaires d'appartements anciens ou de maisons et les acquéreurs potentiels est celle d'un nombre de transactions pour la France entière tombé de plus de 800.000 ventes en 2007, à 587.000, à fin 2009.
Cet effondrement des ventes s'élève à 25% dans la capitale et à 27% en province. Mais, dans certaines régions, il dépasse largement 30%, voire 35% selon Me Pierre Bazaille, président de l'Institut notarial de l'immobilier. «A la différence du début des années 1990, la contraction des volumes a été brutale», reconnaît cet expert. Surtout, «elle n'est manifestement pas terminée », prévient- il.
Les prix du mètre carré, s'ils ne se sont pas effondrés à proprement parler, ont bel et bien décroché dans l'ancien. «Mais, si au début de la décennie 90 les prix avaient d'abord chuté à Paris et ensuite en province, cette fois cela a été l'inverse», souligne Pierre Bazaille. D'où un décrochage des prix qui dépasse sur deux ans en moyenne les 11% en province alors qu'il reste contenu à peu ou prou 8%dans la capitale et sa banlieue. Dans certaines grandes villes en région, il va jusqu'à atteindre 15%, sinon plus. Et des baisses de prix significatives dans ces grandes métropoles régionales sont encore attendues par les notaires. Dans la grande et la petite couronne parisienne aussi. Alors qu'à Paris une «stabilisation positive» des prix se dessine.
Mais, avec un niveau de chômage autour de 10% et des taux du crédit qui menacent de remonter enfin d'année ou en 2011, la reprise de l'immobilier, contrairement à ce que d'aucuns prétendent, n'est pas acquise. Loin s'en faut. Reste à en tirer le meilleur parti.
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Je suis en recherche d’un appartement 2-3 pièces à acheter dans l’ancien à Paris Ouest ou en proche banlieue (Hauts-de-Seine) depuis plus de 6 mois et mon constat ainsi que celui de tous les agents immobiliers que je croise recoupe ce qui est dit dans cet article, à savoir que le volume des offres s’est proprement effondré ces derniers mois, les agents n’ont jamais connu cela. Il n’y a qu’à aller faire un tour sur les principaux sites d’offre en ligne pour le constater… En revanche, comme la demande est très supérieure à l’offre, je constate que les prix ont augmenté d’au moins 10% entre sept-oct 2009 et avril 2010 sur toute cette zone (Paris et proche banlieue Ouest) et que les biens de ce type (petites surfaces inférieures à 60m²) partent en 48h, maximum 15 jours même à des prix élevés car primo-accédants, jeunes foyers et investisseurs sont très présents sur ce créneau (sauf les « casseroles », trop de défauts et vraiment surcotés qui peuvent mettre 1-2 mois à se vendre). Donc la demande est forte (renforcée par les taux de crédits plutôt bas, l’offre est quasi-inéxistante donc le marché est très tendu.