Fort durcissement des conditions bancaires pour les PME selon l’AFTE

Les Echos du jour citent un sondage de l'Association française des trésoriers d'entreprises (AFTE), réalisé fin décembre et selon lequel :- Un quart des 191 sociétés interrogées ont vu leurs lignes de crédit réduites ou annulées.- 28 % se sont vu demander de ne pas tirer sur leurs lignes en fin d'année 2008.- 54 % ont subi une révision à la hausse des marges de prêts à court terme.- 43 % se sont vu imposer un nouvel indice de référence, plus élevé, de calcul du taux de leur découvert (l'Euribor 1 mois à la place de l'Eonia).- Dans ce contexte, moins de 30 % des sociétés se sont risquées à solliciter leur banque pour un nouveau prêt. Et dans ce cas, un peu moins de la , moitié d'entre elles a essuyé un refus, que les lignes soient confirmées contractuellement ou non.Selon l'AFTE, les banques ont notamment serré la vis aux entreprises de moins de 500 millions d'euros de chiffre d'affaires. Les engagements de crédit existants pour ces dernières ont été plus volontiers réduits ou coupés que pour les plus grands comptes (26 % et 20 % respectivement, contre 21 % et 14 % pour l'ensemble). Lorsque ces PME ont sollicité une augmentation de crédit, 76 % ne l'ont pas obtenu pour des lignes non confirmées, et 60 % pour des prêts confirmés. Les adhérents de l'AFTE ne voient pas d'issue de la crise avant 2010.De son côté Option Finance publie un article intitulé : "Les PME en proie au credit-crunch" dans lequel la revue se fait l'écho d'une analyse de l'AFTE selon laquelle le durcissement des conditions de financement se confirme depuis le début de l'année 2008 de deux façons :- Une augmentation unilatérale des marges de 1 à 2%.- Un changement des indices de référence, le taux de l'argent passant du JJ au mois, entraînant des augmentations e 50 à 70 cts selon les périodes.La situation risque de se tendre un peu plus au 1er trimestre 2009 car c'est à ce moment là que les entreprises les plus fragiles prendront la crise de plein fouet alors que pour l'instant le cycle réel des entreprises est décalé par rapport à la crise financière.Les différents dipositifs mis en place par l'Etat seraient-ils inefficaces ou insuffisants? Nous referons un petit saut dans le temps dans d'autres articles afin de voir ce que l'état avait proposé pour surveiller les institutions bancaires.

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