Baisse des crédits=Baisse des investissements

Selon un sondage IFOP publié aujourd'hui par la CGPME et le cabinet KPMG, 48% des dirigeants de PME française déclarent réduire leurs investissements et restreindre d'eux-mêmes leurs demandes de crédits.Ce sondage a été réalisé auprès de 403 dirigeants dirigeants d'entreprises françaises de 10 à 500 salariés sur le mois de février 2009.Ce baromètre de l'IFOP est bien plus qu'une étude sur l'accès des entreprises au crédit et sur leurs besoins de financement. Il reflète aussi les craintes des entrepreneurs pour mois à venir. Inquiétude des PME face à la crise 87% des patrons de PME se disent inquiets pour l'économie française face à la crise. 80% redoutent un durcissement important de l'accès au crédit en France. Une baisse de 6 points par rapport à Septembre 2006. Néanmoins, la part des patrons français jugeant que la crise a durci de manière très importante l'accès aux crédits est passée de 25% à 35%.Des besoins en financement nécessaires pour la croissance des TPE et des PMEÉtrangement, seulement 32% des PME pensent que la crise a eu un impact sur leur accès aux crédits. Le ralentissement économique a eu jusqu'ici un impact négatif assez ou très important sur leurs propres conditions d'accès au créditCe taux monte à 57% dans le secteur de la construction et 60% pour les entreprises qui disent avoir expérimenté "au moins une mesure de durcissement" par leur banque.63% des chefs d'entreprises interrogés, essentiellement les entreprises de 50 à 500 salariés et les entreprises de services, ont "au moins un" besoin de financement (à 34% pour garantir leur trésorerie au quotidien, à 36% pour des investissements).Les entreprises dans l'industrie et la construction n'ont elles pour le moment aucun besoin de financement. Signe peut-être de la récession, aucun besoin d'investir et d'innover ou de lancer de splans de constructions immobilier.Relations entre les entreprises et les banques87% des patrons disent que la crise n'a pas changé leur relation avec leur banquier, et 11% des entreprises surtout dans la construction déclarent que celle-ci s’est dégradée.59% envisagent toutefois de demander "plus d'informations" à leur banque et souhaitent réexaminer leurs placements, leurs trésoreries ou leurs lignes de crédits.Un chef d'entreprise sur deux envisage également d'examiner les conditions offertes par des banques concurrentes (62% dans l'industrie) et/ou de réexaminer ses placements, sa trésorerie ou ses lignes de crédit.Le recours au médiateur de crédit reste partagée , 52% des entreprises excluent cette possibilité, ce qui est assez faible.La situation semble légèrement se dégrader, ce qui est préoccupant et la vision négative qu'ont les chefs d'entreprises sur l'économie en générale alors que leur situation est actuellement meilleure.Le pessimisme est l'un des composants importants de l'installation d'une crise économique et financière

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