Achat immobilier : faible baisse des prix de l’immobilier
Contrairement aux prévisions, 2009 n’a pas été marqué par une chute brutale des prix de la pierre. Une résistance qui n’a pas incité les acheteurs potentiels à revenir sur le marché, comme en témoigne le faible niveau d’activité.« Pas de recul brutal des prix » pour la Fnaim, «un marché qui se stabilise après le coup de tonnerre de fin 2008» selon Empruntis, courtier en crédit immobilier… loin des scenarii catastrophe annoncés, les prix de l’immobilier n’ont pas connu en 2009 le cataclysme tant attendu. Certes, les prix au mètre carré ont bel et bien baissé d’environ 5% en un an, d’après la dernière étude de conjoncture de la Fnaim.Après avoir atteint son point bas à l’automne 2008 (–10% sur un an), la chute des prix a peu à peu cédé la place à un mouvement de stabilisation plus ou moins sensible selon les communes. «Les prix de l’immobilier ancien poursuivent leur rebond à Paris et dans quelques grandes villes de France comme Lille ou Montpellier », note même Roland Tripard, directeur général du Groupe SeLoger.Tandis que Marseille ou Lyon, par exemple, continuent de voir leurs prix diminuer avec une baisse respective sur un an de 3,3% et 2,7%, Lille, Caen ou Paris entament leur rebond avec des hausses de prix sur les trois derniers mois supérieures à 2% environ, selon le dernier baromètre Seloger.com.Une baisse des prix minime pour une reprise minime
Si les prix ne se sont pas effondrés, c’est du côté des transactions que l’inquiétude demeure.Marqué par une quasi-stagnation de celles- ci en début d’année 2009, le marché immobilier a profité dès le milieu de l’année d’un regain d’intérêt de la part des acheteurs, dopés par une baisse des taux d’environ un point sur les douze derniers mois, pour retrouver un peu de dynamisme.Une éclaircie confirmée par les Notaires de France qui, dans leur dernière note de conjoncture publiée le 28 janvier dernier, ont réévalué à 590.000 le nombre de mutations observées pour 2009.Encourageants, ces chiffres n’en sont pas moins bien au-dessous des volumes de la période 2000-2007, qui approchaient les 800.000 transactions par an. Et, plus surprenant encore, en deçà également des 670.000 mutations conclues au cours de la désastreuse année 2008.«L’année qui vient de s’achever sera finalement moins mauvaise que prévu, du fait d’un rattrapage entamé au cours du second semestre. Mais, désormais, les acquéreurs achètent pour se loger et non plus pour investir », souligne Sandrine Allonier, responsable des études économiques chez Meilleurtaux.Acheter en 2010 : de nombreuses incertitudes restent
Gare donc à « l’effet d’optique sans lendemain», préviennent les Notaires de France. Si le nombre de transactions a certes bénéficié d’un second semestre euphorique tout en restant à un niveau particulièrement bas, le marché immobilier semble loin d’être sorti de la crise.Craintes d’augmentation du chômage, difficultés à obtenir un crédit, risque de remontée des taux, les freins à l’achat demeurent nombreux. D’autant que les vendeurs tendent à retirer leurs biens de la vente plutôt que de revoir leurs prétentions à la baisse, note Empruntis dans sa dernière conférence de presse consacrée au marché de la pierre.Conséquence, un éventuel effet de pénurie de biens sur le marché, avec menace de hausse des prix, n’est pas à négliger. «Malgré tout, nous constatons depuis septembre une augmentation de plus de 50% des demandes d’études de prêts immobiliers », témoigne Sandrine Allonier, de Meilleurtaux.Un signe de reprise en douceur qui témoigne de l’« irrégularité » possible du marché immobilier résidentiel 2010, concluent les Notaires de France.A lire aussi :
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